Déclin de l’anguille : soutien aux protestations des pêcheurs
L’anguille est une espèce particulièrement menacée.  Pourtant le plan de gestion de l’anguille récemment adopté par la France en application du règlement européen n° 1100-2007 du 18 septembre 2007 est totalement indigent. Nous sommes particulièrement concernés dans le Marais Poitevin où les pratiques traditionnelles de loisir sont remises en cause alors que la pêche professionnelle des civelles, qui affaiblit considérablement l’espèce, est épargnée. J’avais déjà consacré plusieurs articles sur ce blog à ce sujet hélas emblématique de l’hypocrisie des pouvoirs publics en matière de biodiversité, et qui m’avait conduit a interpellé à plusieurs reprises le gouvernement dans la phase d’élaboration du plan de gestion.
La contestation de ce plan de gestion est unanime, qu’elle émane des scientifiques, des organisations de protection de l’environnement ou des pêcheurs amateurs. A tel point que la fédération nationale de pêche considère que « la France et l’Europe renoncent à sauver l’anguille » . La Fédération a ainsi adressé une pétition à la commission européenne. Une action de protestation auprès du gouvernement devrait également être organisé le 17 mars.
Ces protestations sont soutenues et relayées à l’Assemblée nationale. Dernièrement, mon collègue Jean-Louis Bianco a réuni le groupe d’études sur la pêche de loisir et la protection du milieu aquatique à l’Assemblée nationale qu’il préside dans cette perspective. Sans attendre la reprise des travaux à l’Assemblée, j’ai posé de nouvelles questions écrites aux ministres responsables de ce dossier : Jean Louis Borloo et Bruno Le Maire. D’autres initiatives seront prises prochainement.