LGV : la déception des maires ruraux et l’attitude choquante de Monsieur Bussereau
Mercredi dernier, 200 élus des communes rurales de 9 départements concernés par le passage de lignes LGV, munis de leurs écharpes tricolores, ont été reçus à l’Assemblée nationale. Nous étions une bonne quinzaine de parlementaires présents pour les accueillir, de nombreux socialistes comme mes collègues Marisol Touraine, Jérôme Lambert, Jean-Claude Violet, Guillaume Garot…, mais aussi des députés de la majorité, parmi lesquels Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée.
Après une heure d’échange avec les députés présents sur la nécessité d »instaurer une redevance au profit des communes (voir le précédent article sur ce blog), les maires ont été reçus par Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, en charge de ce dossier.
Hélas, le secrétaire d’Etat a opposé une fin de non recevoir à la demande des élus locaux. Aux dires des élus qui participaient à la délégation qui a été reçue, l’attitude de Dominique Bussereau a même été choquante : « le secrétaire d’Etat a laissé une image désinvolte, presque méprisante. En tout cas son humour en parlant de « Deux-Chévriens » et sa façon d’insister a vexé ». Un autre raconte « la rencontre avec Dominique Bussereau a été assez surréaliste, puisque le ministre a tenu à nous préciser (en off) qu’il avait personnellement demandé au Premier ministre qu’une redevance pérenne nous soit attribuée… proposition refusée par M. Fillon » !
Faute de voir leur simple demande entendue et respectée, les maires du collectif vont désormais demander à ce qu’une délégation de parlementaires de toute sensibilité soit reçue par le Premier Ministre à Matignon.
En plus de :
- blan-bec
- mangeur de soupe
- de Deux-Chévriens
maintenant c’est « harkis ».
J’espère, très sincèrement, maintenant que la campagne des Régionales est ouverte, que quelqu’un monte au créneau pour dénoncer ces insultes à la dignité de chacun. Il faut absolument que le picton-charentais lambda sache qui est Monsieur Bussereau et qu’elles sont ses paroles.
Nous, à la base, il ne nous est pas facile, malgré les blogs de faire passer le message. Et pourtant, tout en restant dans la politesse et le respect de l’adversaire (comme nous l’a enseigné Ségolène), il y a des combats à mener.
J’espère, Delphine, que tu nous seras de sage conseil. Il y a un temps pour subir et un autre pour combattre et je te sais assez pugnace pour mener ce combat.
Amitiés,
Henry
Pardonnez moi : le C de blanc-bec est resté sur mon clavier.
Bussereau ou un autre ça ne changera rien, si les transports à grande vitesse ne passent pas pas notre région, on se dirige vers un exode et le poitou-charentes ressemblera à la Lozère.
Au lieu de crier au loup dès qu’il faut mettre la main à la poche, agissez mesdames et messieurs les élus, vous êtes élus pour faire et non pour geindre.