Frelon asiatique : la prolifération aurait du être évitée
Ce n’est pas aujourd’hui que l’on découvre la menace que représente le frelon asiatique pour les abeilles et la filière apicole.
La prolifération du frelon asiatique dans notre département aurait pu être anticipée et que l’on ne se retrouve pas si démunis.
Alertée dès le mois de décembre 2008 par les apiculteurs des Deux-Sèvres, Delphine Batho avait saisi la préfecture en janvier 2009 pour demander que des mesures soient prises pour permettre la destruction des nids.
Mais la prise d’arrêtés préfectoraux de destruction n’est toujours pas possible à ce jour faute de bases juridiques nationales.
Le projet d’arrêté conjoint du Ministère de l’Ecologie et du Ministère de l’Agriculture, permettant de classer le frelon asiatique comme espèce invasive, conformément aux dispositions de l’article 411-3 du code de l’environnement, n’est toujours pas signé et publié au Journal Officiel.
Depuis septembre 2007, ce sont pas moins de 36 questions au gouvernement qui ont été posées par des parlementaires sur ce sujet. Trop de temps a été perdu et on ne peut que déplorer la lenteur des décisions gouvernementales.
Il est absolument urgent que l’arrêté ministériel soit publié, mais aussi que l’Etat prenne en charge financièrement les mesures de lutte contre le frelon asiatique. Il est en effet tout à fait anormal que le coût de la destruction des nids, qui peut atteindre jusqu’à 300 €, soit à la charge des particuliers.
C’est pourquoi Delphine Batho organisera une réunion de travail avec les apiculteurs du Sud Deux-Sèvres le samedi 12 décembre afin de faire le point sur les mesures nationales et départementales qu’il faut obtenir.
Sur le même sujet, voir l’article de la Nouvelle République
Madame,
Suite à l’article paru dans la NOUVELLE REPUBLIQUE du 30 novembre concernant le frelon asiatique, en tant qu’apiculteur du Sud Deux Sevres, j’aimerais assister à votre réunion mais aucune précision n’est donnée quant aux lieu et heure de cette réunion.
Avec mes remerciements,
Je vous prie de croire, Madame, en l’assurance de mes salutations distinguées.
Maryse MACQUAIRE