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	<title>Commentaires sur : Commission d&#8217;enquête bis repetita</title>
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		<title>Par : AJ77</title>
		<link>http://www.delphine-batho.fr/2009/11/30/commission-denquete-bis-repetita/comment-page-1/#comment-130</link>
		<dc:creator>AJ77</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 00:57:05 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour, 

L’importance accordée à la nécessité de faire le clair sur la situation des sondages au regard des postes budgétaires destinés à l’information gouvernementale a le mérite d’être bien mise en exergue dans cette Commission d’enquête bis repetita.

Je pense toutefois que le pouvoir présidentiel a décidé de se gaver des deniers publics, et qu’il fait tout pour étaler de manière péremptoire son omnipotence dans le domaine législatif. Certains faits sont là pour en attester :
- Quand M. Alliot-Marie brandissait l’excuse de l’autonomie financière propre à l’Elysée alors qu’au contraire le Président de la République avait préalablement coopté à des fins discrétionnaires l’usage des sondages d’opinion inscrits au budget, allocations par essence ressortant du gouvernement qui doit vérifier l’état de l’opinion pour gérer son action publique.
- Quand l’article 5 modifié de la constitution institue que le Président de la République définit la politique de la nation, il s’autorise, passant par-dessus toute séparation des pouvoirs, à piloter en personne l’exécutif et le gouvernement du pays. La conséquence est qu’en usant et mésusant des deniers publics de l’exécutif à satiété, lui qui est exempté pendant son mandat de toute responsabilité judiciaire et pénale, M. Sarkozy joue sur du velours en méprisant toute forme d’opposition, laquelle se trouve réduite à déplorer l’absence de moyens palpables pour effectuer sa mission.
- Quand exceptionnellement il fait, contraint et forcé, machine arrière, c’est que les enquêtes de sondages afférentes furent erronées : citons l’exemple de la saga investissant l’EPAD à la Défense pour illustrer ce cas. Cette exception confirme que la politique tout entière est instrumentalisée par les sondages.

Je vous souhaite beaucoup de courage pour venir à bout de toute cette hypocrisie.
La politique à laquelle nous sommes confrontés surfe sur les vagues de l’opinion, ce qui explique la politique des annonces syncopées. Les lois sont votées mais elles ne sont pas du tout ou mal appliquées, seuls les effets d’annonces sont médiatisés. Le but inavoué est de  simuler en continu, à grands cris de communication, qu’on accède jusqu’à la caricature (genre immigration-et-nationalité) aux désirs de l’opinion, mais qu’en réalité la trame préétablie par ce régime ultra libéral se déroule inéluctablement.

Amicalement</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, </p>
<p>L’importance accordée à la nécessité de faire le clair sur la situation des sondages au regard des postes budgétaires destinés à l’information gouvernementale a le mérite d’être bien mise en exergue dans cette Commission d’enquête bis repetita.</p>
<p>Je pense toutefois que le pouvoir présidentiel a décidé de se gaver des deniers publics, et qu’il fait tout pour étaler de manière péremptoire son omnipotence dans le domaine législatif. Certains faits sont là pour en attester :<br />
- Quand M. Alliot-Marie brandissait l’excuse de l’autonomie financière propre à l’Elysée alors qu’au contraire le Président de la République avait préalablement coopté à des fins discrétionnaires l’usage des sondages d’opinion inscrits au budget, allocations par essence ressortant du gouvernement qui doit vérifier l’état de l’opinion pour gérer son action publique.<br />
- Quand l’article 5 modifié de la constitution institue que le Président de la République définit la politique de la nation, il s’autorise, passant par-dessus toute séparation des pouvoirs, à piloter en personne l’exécutif et le gouvernement du pays. La conséquence est qu’en usant et mésusant des deniers publics de l’exécutif à satiété, lui qui est exempté pendant son mandat de toute responsabilité judiciaire et pénale, M. Sarkozy joue sur du velours en méprisant toute forme d’opposition, laquelle se trouve réduite à déplorer l’absence de moyens palpables pour effectuer sa mission.<br />
- Quand exceptionnellement il fait, contraint et forcé, machine arrière, c’est que les enquêtes de sondages afférentes furent erronées : citons l’exemple de la saga investissant l’EPAD à la Défense pour illustrer ce cas. Cette exception confirme que la politique tout entière est instrumentalisée par les sondages.</p>
<p>Je vous souhaite beaucoup de courage pour venir à bout de toute cette hypocrisie.<br />
La politique à laquelle nous sommes confrontés surfe sur les vagues de l’opinion, ce qui explique la politique des annonces syncopées. Les lois sont votées mais elles ne sont pas du tout ou mal appliquées, seuls les effets d’annonces sont médiatisés. Le but inavoué est de  simuler en continu, à grands cris de communication, qu’on accède jusqu’à la caricature (genre immigration-et-nationalité) aux désirs de l’opinion, mais qu’en réalité la trame préétablie par ce régime ultra libéral se déroule inéluctablement.</p>
<p>Amicalement</p>
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