Fin de contrat des CAE et CAV : un gâchis pour les écoles du Sud Deux-Sèvres
Depuis plusieurs semaines, je suis contactée lors de mes permanences parlementaires par des directeurs d’école ainsi que par de nombreuses personnes en CAE ou CAV.
Demain, le 30 juin, est la date de fin de contrat de travail pour des dizaines personnes employées en contrats aidés dans les écoles du Sud Deux-Sèvres, parfois depuis trois ans.
C’est un gâchis humain considérable pour l’éducation nationale, comme pour ces salariés qui sont traités comme des kleenex.
C’est aussi une aberration puisque le ministère de l’éducation nationale a prévu d’embaucher 5000 nouveaux salariés sous statut précaire à la prochaine rentrée scolaire, en lieu et place de celles et ceux dont on se sépare aujourd’hui…
Dans le contexte de crise économique actuelle, l’Etat donne ainsi le pire exemple en matière d’emploi et de précarité. Des personnes qui ont acquis une véritable expérience professionnelle, après deux ou trois ans de bons et loyaux services, vont retomber dans la spirale de la précarité alors que, de l’avis de tous, équipes éducatives et parents d’élèves, leur travail a été exemplaire.
Je déplore que les diverses interventions que j’ai pu effectuées auprès du Ministre de l’Education nationale pour demander la pérennisation de ces emplois soient restées lettre morte.
Le bon sens aurait voulu qu’au lieu de se séparer de ces personnes pour en embaucher d’autres sous le même statut précaire, le même argent public soit consacré à des emplois durables pour épauler les directeurs d’écoles et les instituteurs.