Service d’accueil en cas de grève dans les communes rurales : le réveil tardif de Sarkozy
Il est invraisemblable que le Président de la République découvre seulement à l’occasion du congrès des maires que la mise en place du service d’accueil en cas de grève des enseignants est impossible, notamment dans les petites communes rurales.
Ce réveil tardif est d’autant plus étonnant que lors des débats à l’Assemblée Nationale le 23 juillet dernier, relayant les inquiétudes de l’association des maires ruraux, j’avais longuement interpellé le ministre de l’éducation nationale. J’avais particulièrement insisté sur le fait que la loi sur le service d’accueil serait inapplicable dans 89% de communes dotées d’écoles primaires qui sont des communes de moins de 3000 habitants.
Une loi inapplicable, votée dans la précipitation et sans concertation préalable, est une mauvaise loi.
Si le gouvernement veut réellement sortir de l’autisme et écouter les élus locaux, la meilleure solution est l’abrogation pure et simple de la loi Darcos du 20 août 2008.