ENFIN LA VICTOIRE !

Enfin la victoire ! Quelle victoire !

C’est avec vous, ici à Melle, que je voulais vivre cette émotion, ce moment que nous avons tellement attendu.24 ans que la gauche n’a pas gagné une élection présidentielle. 10 ans que la droite était au pouvoir.

François Hollande est élu Président de la République.

C’est la victoire de la justice sur les privilèges, de l’honnêteté sur les mensonges, de l’espoir sur les peurs.

C’est la victoire des petits, des ouvriers, des salariés, des jeunes, des retraités.

C’est la victoire du peuple français qui au fond de lui-même a toujours eu soif de justice, d’égalité, de respect.

C’est la victoire de toute la gauche rassemblée, des écologistes, mais aussi de tous les républicains et des centristes qui ont fait prévaloir dans leur choix l’intérêt général de la France.

Mais c’est d’abord la victoire d’un homme normal, François Hollande, qui a démontré à chaque étape de cette campagne à quel point il dispose des qualités exceptionnelles nécessaires pour être un bon Président de la République.

J’ai été très fière d’être la porte parole de François Hollande dans cette campagne rude, où aucun coup ne nous a été épargné.

Du fond du cœur merci à vous tous, à tous les militants. Cette victoire, c’est la votre ! C’est aussi celle de ceux qui ont partagé nos espoirs, et qui ne sont plus là ce soir pour se réjouir avec nous, je pense bien sûr à Alain Mathieu, mais aussi à Françoise Billy.

En ce soir de victoire, je veux aussi rendre hommage à Ségolène Royal, parce que c’est elle qui nous a permis en 2007 de franchir la première marche, d’emmener la gauche au second tour de l’élection présidentielle, de laver l’affront du 21 avril 2002. C’était une étape primordiale.

Ce soir, la France renoue avec son histoire, celle d’une grande Nation éprise de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Nous avons conscience de nos responsabilités.

La tâche historique de François Mitterrand avait été de permettre l’alternance et de faire la démonstration que la gauche pouvait conquérir le pouvoir et gouverner dans la durée.

La tâche de François Hollande et de notre génération, c’est de réussir le changement.  C’est pourquoi cette victoire ne nous donne aucun droit, que des devoirs.

Les Français attendent des changements rapides dans leur vie quotidienne comme dans la façon d’exercer le pouvoir. Les difficultés considérables nous assaillent, la dette, le chômage. Et nous n’oublions rien des messages qui ont été adressé par les électeurs lors du premier tour, particulièrement dans les territoires ruraux.

Pour réussir le changement, il faudra rassembler, unir, réconcilier. François Hollande sera le Président de tous les Français.

Pour réussir le changement, il faudra tenir bon sur l’enjeu décisif : celui de la réorientation de la construction européenne. Tous les peuples d’Europe nous regardent et attendent la France pour sortir de l’impasse de l’austérité.

Pour réussir le changement, il faudra un gouvernement d’urgence républicaine, un gouvernement de combat contre la crise et d’action immédiate autour des priorités qui ont été celles de notre campagne : le redressement, la justice, l’éducation et l’avenir de la jeunesse, la République exemplaire.

Mais rien, absolument rien, ne sera possible sans une majorité parlementaire à l’Assemblée nationale forte, solide et diverse.

C’est pourquoi mes amis je vous donne rendez-vous très prochainement pour fêter la victoire et lancer notre campagne des élections législatives dans la nouvelle 2ème circonscription des Deux-Sèvres. C’est désormais mon objectif et je compte sur votre soutien.

Chers amis, profitez de ces instants. Réjouissons-nous !

A partir de ce soir nous allons écrire ensemble une nouvelle et belle page de l’histoire de France.

Hommage à Alain Mathieu

La disparition brutale de Alain Mathieu est un grand malheur et une immense perte pour les Deux-Sèvres.

Alain était un homme d’une grande rigueur morale, d’une grande compétence technique sur tous les dossiers, mais aussi un élu proche des gens que nous avions plaisir à retrouver en toute simplicité lors des manifestations dans le Marais Poitevin. Il avait un tempérament de bâtisseur, avec une vision de l’avenir du territoire de la CAN. Il ne se dérobait pas devant les critiques, les débats, il assumait ses responsabilités. Mais il veillait toujours à fédérer, à unir, à trouver des compromis et était respecté par delà sa famille politique.

Je partage la douleur de son épouse Nadine, de sa famille, mais aussi de toute l’équipe du Conseil Général et de la Communauté d’Agglomération de Niort où il sera irremplaçable.

Retenues de substitution : une fuite en avant qui n’apportera pas aux agriculteurs la sécurité qu’ils attendent

Voici le texte de la lettre ouverte que Delphine Batho a adressée au Président de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne ainsi qu’au Président du Comité de Bassin concernant la mise à l’étude de nouvelles retenues de substitution sur 27 sites potentiels en Deux-Sèvres :

 

Monsieur le Président,

Je tiens à vous faire part des vives inquiétudes des habitants des Deux-Sèvres concernant la mise à l’étude, dans le cadre des contrats territoriaux de gestion quantitative de l’eau, de la création de plus d’une vingtaine de retenues de substitution à l’horizon 2015 sur 27 sites potentiels d’installation dans le bassin de la Sèvre-Niortaise, retenues qui seraient financées en grande partie par l’argent public. Ce projet suscite d’autant plus d’inquiétudes que notre département connaît en ce printemps la menace d’une nouvelle sécheresse avec un déficit qui a d’ores et déjà conduit à des mesures d’arrêt des prélèvements non prioritaires.

Il n’est pas démontré que les réserves de substitution sont une réponse durable au manque d’eau. En effet, leur remplissage nécessite que les réserves des nappes phréatiques soient suffisamment abondantes. Or cette année encore, les pluies d’automne insuffisantes n’ont pas permis aux nappes phréatiques de se recharger et 85 % d’entre elles ont aujourd’hui un niveau inférieur à la normale. Puiser dans ces réserves pour abonder les retenues de substitution existantes pose déjà un réel problème pour l’équilibre des systèmes et la sécheresse de ce printemps illustre l’impasse à laquelle conduirait la création de retenues de substitution supplémentaires. Ce projet s’apparente ainsi à une fuite en avant, très onéreuse en termes d’utilisation d’argent public, et qui n’apportera pas la sécurité attendue par les agriculteurs face à un manque d’eau structurel.

Une réponse durable au manque d’eau doit être apportée par la réforme de la PAC prévue en 2013. L’enjeu est double pour la France, à la fois obtenir le maintien d’une politique agricole commune remise en cause par nombre de nos partenaires, mais aussi et surtout réorienter les aides vers l’élevage, l’adaptation des assolements et les mesures agro-environnementales. Dans l’attente de ces nouvelles dispositions, l’irrigation doit être limitée à la sécurité fourragère.

Il me paraît donc totalement inopportun d’engager aujourd’hui des études et à fortiori des investissements qui pourraient servir un modèle remis en cause par une nouvelle orientation politique de la PAC sur laquelle le prochain gouvernement aura à travailler.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Delphine Batho, Députée des Deux-Sèvres

Portrait de Delphine Batho par Eric Fottorino

Cruiser: appliquer immédiatement le principe de précaution

Deux études, l’une française et l’autre britannique, confirment que les molécules du pesticide Cruiser OSR sont nuisibles sur les abeilles et les bourdons.

Depuis 2008, Delphine Batho n’a pas cessé d’interpeller le Gouvernement sur les dangers du Cruiser alors que le Conseil d’État a annulé, à 3 reprises, l’autorisation de mise sur le marché de ce pesticide. Alors que le gouvernement a autorisé le Cruiser OSR, la députée a demandé l’interdiction de toute forme de molécule utilisant du thiametoxam.

Or, à quelques jours de l’élection présidentielle, voilà que le Ministre de l’agriculture annonce une éventuelle interdiction de ce pesticide suspendue à l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, qui interviendra seulement fin mai.

C’est immédiatement qu’il faut appliquer le principe de précaution. C’est pourquoi, Delphine Batho réitère sa demande d’annulation, sans délai, de l’autorisation de mise sur le marché de l’insecticide Cruiser OSR.

Créer les conditions politiques de la renégociation du Traité d’austérité

Communiqué de presse de Delphine Batho, Geneviève Gaillard et Jean Grellier, Députés des Deux-Sèvres

 

Les socialistes veulent réorienter la construction européenne. Pour cette raison nous n’acceptons pas le nouveau traité d’austérité et François Hollande a pris l’engagement de le renégocier. L’élection présidentielle doit être l’occasion, pour le peuple français, de donner au prochain Président de la République ce mandat de renégociation.

Nous sommes favorables à un mécanisme européen de stabilité, mais nous ne pouvons l’approuver pour deux raisons :

- Tout d’abord ce mécanisme fait un lien juridique avec le Traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire. Ce lien n’a certes pas de valeur juridique contraignante mais il est affirmé dans deux considérants.

- Ensuite la mise en place d’un mécanisme permanent de solidarité au sein de la zone euro est une condition indispensable à sa stabilité et au soutien des pays en difficulté. Ainsi le mécanisme européen de stabilité est un progrès par rapport au Fonds Européen de Stabilité, bricolé dans l’urgence et l’improvisation. Mais, ce mécanisme européen de stabilité n’a pas accès à la Banque centrale européenne. Nous le regrettons car cela limite considérablement sa capacité d’action. Le mécanisme européen de stabilité devrait pouvoir disposer du statut d’une banque et par conséquent être financé par la Banque centrale européenne.

Dans ces conditions la position la plus logique était l’abstention car nous voulons créer les conditions politiques de la renégociation du Traité de l’Elysée à laquelle s’est engagé François Hollande.

L’austérité ne fait qu’entraîner l’Europe dans la récession, c’est pourquoi nous voulons une politique de croissance et d’emploi pour sortir la zone euro de la crise.

 

A propos de la France, de la force, et du déclassement

Le slogan de campagne du candidat de l’UMP est bien mal choisi car la « France forte » de Nicolas Sarkozy, c’est en fait la France du déclassement :

- La France était le 16ème pays le plus riche au monde, aujourd’hui, elle n’est plus que le 18ème.

- La France était le 10ème pays le plus riche de l’Union européenne, elle n’est plus que le 11ème.

- La France était le 16ème pays le moins inégalitaire concernant la distribution des revenus, aujourd’hui, elle n’est plus que le 38ème.

- La France était le 8ème pays ayant le plus fort indice de développement humain, aujourd’hui, elle n’est plus que le 20ème.

- La France était à la 33ème place pour la liberté de la presse, aujourd’hui, elle n’est plus qu’à la 38ème.

- La France était à la 18ème place des pays les moins corrompus, aujourd’hui, elle n’est plus qu’à la 25ème.

- La France était à la 16ème place du classement scolaire international, aujourd’hui, elle n’est plus qu’à la 24ème.

- La France était le 3ème exportateur de produits agroalimentaires et agricoles, aujourd’hui, elle n’est que 4ème.

Voilà le lourd bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy qui avait promis en 2007 « Ensemble, tout devient possible ».

Il est aujourd’hui le candidat du bilan et de la continuité.
Avec François Hollande, le changement, c’est maintenant.

Vidéo « Les débats de la présidentielle »

J’étais l’invitée de l’émission « Les débats de la présidentielle » le vendredi 10 février 2012 sur le thème « Quelle politique d’immigration la France doit-elle adopter ? »

embedded by Embedded Video

Vidéo « Parlement Hebdo » sur Public Sénat

J’étais l’invitée de l’émission Parlement Hebdo le vendredi 3 février 2012

embedded by Embedded Video

Lettre à Bruno Le Maire concernant la situation de la filière caprine

Monsieur le Ministre,

La crise de la filière caprine française caractérisée par des surstocks importants et une guerre commerciale livrée entre les principales entreprises dure depuis maintenant deux ans. Les producteurs de lait de chèvre sont très inquiets des menaces qui pèsent sur leur revenu et l’avenir de leurs exploitations. Le département des Deux-Sèvres est particulièrement concerné avec 600 exploitations qui représentent 30% de la collecte nationale de lait de chèvre.

Le 13 décembre dernier, 500 éleveurs caprins de toute la France manifestaient à Surgères contre la baisse du prix du lait et la maîtrise conjointe des volumes par les industries laitières.

Suite à cette importante mobilisation, Madame la Prèfète de Charente Maritime s’était engagée à ce qu’une rencontre au ministère de l’Agriculture soit organisée avant le 15 janvier 2012. Malheureusement, jusqu’à présent aucune suite n’a été apportée à cet engagement.

Il y a une réelle urgence pour les éleveurs caprins qui souhaitent négocier rapidement le maintien du prix du lait dans un contexte déjà très défavorable. En effet, le 19 janvier dernier, le Groupement des Laiteries Coopératives Charentes-Poitou a annoncé une nouvelle baisse conséquente sur le prix du lait de chèvre à partir du 1er février si aucun accord n’était trouvé avec vos services concernant l’écoulement des surstocks de caillé de lait de chèvre.

Devant l’urgence de la situation, je vous demande d’organiser dans les meilleurs délais la réunion annoncée au Ministère de l’Agriculture et de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauver la filière caprine.

En vous remerciant par avance, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Delphine Batho